19/03/2018

Pour des transports accompagnés financièrement accessibles

Candidat au GC 2018

Liste N° 8 La Liste pour Genève

Dans le domaine de la santé, il y a beaucoup de choses qui devraient être améliorées.

J’en veux pour preuve ce qui constitue le principal objectif de ma campagne, à savoir la question du transport pour les personnes à mobilité réduite.

Le transport pour les personnes à mobilité réduite, c’est aujourd’hui une pléthore d’organisations de transports privés qui facturent un transport à la course qui peut varier entre 28 et 60 francs pour le même trajet. Il y a donc des différences majeures. Quand on sait qu’un transport nécessite autant un aller qu’un retour, on comprend vite qu’une sortie pour un soin à l’hôpital ne coûtera pas moins de 60 francs. Cela signifie que pour pouvoir se soigner de manière correcte, les personnes à mobilité réduite sont contraintes de dépenser des sommes astronomiques.

Certains objecteront qu’il existe des solutions pour le remboursement de ces transports. Certes l’assurance maladie de base prévoit un forfait de CHF 500.—par an, à raison de 50% par facture.

Rappelons simplement que cette somme de 500 francs par an a été réfléchie,  mise en œuvre et introduite dans la LAMAL dans les années 90. Il y a plus de 25 ans. On doit bien constater que cela ne signifie plus grand-chose et que ce n’est plus du tout adapté, elle paraît même invraisemblable pour des transports qui ont triplé, voire quadruplée, depuis les années 90.

Dès lors comment ce soigner à des à des tarifs pareils ?  

Quant à la participation des prestations complémentaire, chacun n’y a pas droit et l’accès à ce soutien est limité par un effet de seuil draconien. En effet, les éléments qui servent au calcul du droit aux spc n’incluent pas les frais de transport qui sont pourtant des charges obligatoires.

De plus, nous parlons ici de frais obligatoires de transport pour des soins. Mais qu’en est-il pour un accès plus large à la vie sociale, aller au restaurant avec des amis, se rendre au théâtre, au cinéma, aux concerts… à de tels tarifs, ce n’est tout simplement pas possible.

Il faut donc trouver un moyen pour organiser différemment tout ce qui concerne le transport de personnes avec déficit de mobilité. C’est une question de créativité, d’inventivité, de volonté surtout, car c’est la volonté politique qui déterminera cette réorganisation : les services de transports actuels sont à des prix prohibitifs.

 

Concernant la fondation AGIR que je préside et dirige bénévolement sur le plan opérationnel depuis dix ans, et qui s’occupe de réaliser des transports les meilleurs marché possible du canton, nous avons longuement réfléchi sur les possibilités qu’il y aurait d’avoir des transports moins chers. Nous sommes ainsi parvenus à établir que si les personnes payaient le tarif comparable à celui d’un transport public, majoré d’une petite plus-value (pris en charge de la porte de son domicile jusqu’au lieu de soins, est une réelle plus-value) c’est-à-dire un tarif de 8 francs facturé au client, donc 16 francs l’aller-retour. À ce tarif-là, on peut s’offrir aussi bien des soins qu’une vie sociale relativement large.

Bien entendu, le prix coûtant d’un transport n’est pas 8 francs ; le reste du financement doit donc être pris en charge par d’autres sources, et elles existent déjà. À commencer par les prestations complémentaires qui contribuent à hauteur de 8 millions par année, ce n’est pas rien. De plus, à Genève il y a environ 40’000 personnes qui sont touchées par un déficit de mobilité nécessitant un transport accompagné. 40’000 personnes qui utiliseraient potentiellement l’entier des 500 francs de l’assurance maladie de base, cela représente la somme de 20 millions.

À la Fondation AGIR, nous avons estimé que pour l’ensemble des personnes en besoin de mobilité le nombre de transports annuels pouvait s’évaluer à environ 4 millions de transports. C’est énorme, mais à 8 francs le transport pour l’usager, c’est 32 millions de recettes collectées, qui s’ajoutent au 28 millions (prestations complémentaires et assurances maladie), soit un total de 60 millions de financements annuel. La démonstration est donc faite qu’une organisation différente du financement permettrait une meilleure gestion, moins chère et plus performante en offre et en coûts pour l’usager.

Elle aurait en outre l’avantage de ne pas cantonner l’usage des transports aux seuls besoins de santé, comme c’est majoritairement le cas aujourd’hui, mais les « démocratiseraient » pour le « reste », le plaisir, la vie sociale. Et cela sans coûter plus cher à la collectivité.

 

Créativité, Inventivité, Volonté

 

 

Avec un tel budget et en payant le personnel selon les barèmes de l’État, cela semble parfaitement possible...

 

Créativité, Inventivité, Volonté

 

Question de volonté politique, je vous le dis !

 

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